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L'humour odessite, c'est presque de la poésie...!

 

     Deux anciens camarades d’université se racontent leurs succès professionnels :

-       J’avais toujours rêvé de travailler dans une ville étrangère portant un double nom un peu inhabituel, genre Monte-Carlo, Los-Angelès, New-York…

-       Et alors ? Ton rêve s’est réalisé ?

-       Oui, on m’a envoyé à Iochkar-Ola, en Bachkirie…

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     On demande à un centenaire :

-       Quel est le secret de votre longévité ?

-       De toute ma vie, je n’ai jamais contredit personne.

-       Comment ça ? Mais c’est impossible !

-       Vous avez tout à fait raison, c’est impossible.

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     Une invitée se plaint au maître de maison :

-       Je ne remettrai plus jamais les pieds chez vous, votre femme m’a insultée !

-       Comment ça ?

-       Elle m’a traitée de putain !

-       Ah, ça, c’est bien d’elle ! Voilà trente ans que je suis à la retraite et elle continue à m’appeler colonel.

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     Un homme arrivé en retard au travail se justifie devant son patron :

-       Je vous prie de m’excuser mais ma femme m’a annoncé ce matin qu’elle attendait un enfant, alors vous comprenez…

-       Bon, admettons… et vous soupçonnez qui ?

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-       Dîtes-moi, qui vous a coupé les cheveux ?

-       Un professionnel…

-       Je m’en doute, mais dans quelle branche ?

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-       Quel dommage que votre mari soit mort si tôt !

-       Oui, d’autant plus qu’il lui restait encore des médicaments pour trois semaines…

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-       Dites-moi, la gare est à combien de kilomètres de la ville ?

-       Une bonne quinzaine.

-       Et vous n’avez jamais songé à construire la gare plus près de la ville ?

-       Vous savez, sincèrement, on y a pensé mais après on a quand même décidé que ce serait mieux que la gare soit près des rails.

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-       Ton chien laisse approcher les gens ?

-       Evidemment ! Autrement, comment pourrait-il les mordre ?

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-       Où est-ce que tu cours comme ça ?

-       J’ai décidé d’assurer ma datcha contre l’incendie et la grêle.

-       Contre l’incendie, je comprends. Mais comment vas-tu faire pour provoquer la grêle ?

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Au BolchoÏ, un Juif assiste à une représentation de l’opéra Eugène Onéguine. Il demande à son voisin :

-       Dites-moi, il est juif, Onéguine ?

-       Mais non, bien sûr.

Deux minutes plus tard :

-       Dites-moi, et Tatiana, elle est juive ?

-       Mais enfin, comment pourrait-elle l’être ?

-       Et Lensky, il est juif ?

Alors le voisin, pour avoir la paix :

-       Oui, il est juif, il est juif !

-       Je m’en doutais. C’est pour ça qu’on l’a tué.

*****

     Au tribunal :

-       Votre nom ?

-       Menuhin.

-       Prénom ?

-       Isaac.

-       Ville de résidence ?

-       Berditchev.

-       Profession ?

-       Petit commerçant.

-       Religion ?

-       Monsieur le Juge, si je m’appelle Isaac Menuhin, si je vis à Berditchev et si j’ai un petit commerce, vous pensez que je suis quoi ? Un bouddhiste ?

*****

Alors que Chaïm est en voyage d’affaire, sa femme décède subitement. La famille lui envoie un télégramme rédigé aussi délicatement que possible : Esther a eu un léger malaise. L’enterrement est pour jeudi .

*****

On frappe à la porte :

-       Est-ce que Rabinovitch vit ici ?

-       Non, Rabinovitch ne vit pas ici.

-       Et vous êtes qui ?

-       Rabinovitch.

-       Mais alors pourquoi dites-vous qu’il ne vit pas ici ?

-       Parce que vous appelez ça une vie, vous ?

***

Sur un marché à Odessa :

-       Combien pèse ce cheval ?

-       Mais quel cheval ? Je vends des lapins ! Qu’est-ce que vous regardez ?

-       Je regarde le prix !

***

Il y avait trois filles dans une famille et Chaïm a épousé l’aînée. Elle meurt au bout d’un an et Chaïm épouse la deuxième, mais celle-ci meurt également au bout d’un an. Chaïm épouse alors Sara, la cadette. Un an plus tard, sa famille reçoit le télégramme suivant : Vous allez rire, mais votre petite Sara est morte aussi.

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-       Pourquoi tu boîtes, Abraham ?

-       Parce que mes chaussures sont trop petites de deux tailles.

-       Pourquoi tu les portes, alors ?

- Je vais te dire pourquoi : mon patron est un con, ma femme une vieille mégère, mes enfants des glandeurs et ma belle-mère une sadique. Le seul plaisir que j’ai dans la vie, c’est le soir, quand j’enlève ces chaussures…

*****

Un vieux couple de Juifs se prépare à dormir :

-       Sonia, tu as fermé la porte ?

-       Oui, je l’ai fermée.

-       Tu as fait deux tours de clé ?

-       J’ai fait deux tours de clé.

-       Tu as mis le verrou du haut ?

-       Je l’ai mis.

-       Et celui du bas ?

-       Celui du bas aussi.

-       Et tu as mis la chaîne ?

-       J’ai mis la chaîne.

-       Et le balai ? Tu l’as bien mis en travers de la porte ?

-       Je ne me souviens pas, peut-être bien que non…

-       Et voilà, on va dormir la porte grande ouverte !

***

-       Voilà bien longtemps que je n’ai pas vu Boris Ruvimovitch !

-       C’est seulement maintenant que tu t’en rends compte ? Mais voilà déjà un an qu’il est à Paris !

-       A Paris ? Et c’est loin de Jmérinki ?

-       Cinq mille kilomètres au moins, je pense…

-       Ça alors, un type intelligent comme ça, aller s’enterrer dans un trou perdu !

***

-       Où travaillez-vous ?

-       Nulle part.

-       Et qu’est-ce que vous faites ?

-       Rien.

-       Mais dites-moi, c’est parfait ça, comme occupation !

-       Oui, mais quelle concurrence !

***

Le rabbin demande à un petit garçon :

-       Tu fais bien tes prières avant les repas ?

-       Pourquoi ? Maman est une bonne cuisinière !

*****

-       Ah, Chaïm, si tu savais comme c’est dur de perdre sa femme !

-       Je sais, Salomon, je sais, c’est même pratiquement impossible !

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Le huit mars, dans une bijouterie d’Odessa :

-       J’aimerais acheter un cadeau pour la fête.

-       C’est pour votre femme ou vous voulez mettre plus cher ?

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-       David, cette nuit j’ai rêvé de ta femme.

-       Ah, oui ? Et qu’est-ce qu’elle disait ?

-       Ma foi, rien !

-       Alors ce n’était pas ma femme.

*****

Un jeune Juif va voir le rabbin :

-       Rebbe, je veux épouser la fille de Schneersohn.

-       Eh bien, épouse-la !

-       Mais ses parents sont contre…

-       Alors ne l’épouse pas.

-       Mais je l’aime tellement !

-       Alors, épouse-la !

-       Oui, mais mes parents sont contre aussi…

-       Ne l’épouse pas, alors !

-       Mais je ne peux pas vivre sans elle !

-       Epouse-la, donc !

-       Mais avec quel argent on va vivre ?

-       Tu sais quel conseil je vais te donner ? Va te faire baptiser !

-       Mais pourquoi, Rebbe ?

-       Pourquoi, pourquoi ? Pour que tu ailles emmerder le pope et plus moi !

*****

A la synagogue un Juif demande au rabbin :

-       Qu’est-ce que vous préfereriez, avoir cinq mille roubles ou avoir cinq filles ?

-       Cinq filles.

-       Et pourquoi ?

-       Parce que j’en ai huit.

*****

Le rabbin a convoqué Yankel à la synagogue :

-       Tu continues à mener une vie de débauché ? Et avec quelles mauvaises filles, j’aimerais bien le savoir !

-       Ça, Rebbe, c’est mon petit secret.

-       Secret, tu parles ! Je les connais, tes secrets : Frida Zukermann de la Deribassovka, Haja Schloïmann de la Moldavanka. Et puis cette goy, qui travaille dans le magasin  de Chaïmovitch. Allez file, je ne veux plus te voir !

Quand Yankel sort de la synagogue, un ami lui demande :

-       Alors, qu’est-ce qu’il t’a dit, le rabbin ?

-       Il m’a juste refilé de nouvelles adresses…

*****

Années soixante-dix. Election d’un rabbin à la synagogue. Il y a trois candidats : le premier connaît le talmud mais il n’est pas membre du parti communiste, le deuxième est membre du parti communiste mais il connaît mal le talmud, le troisième connaît le talmud et est membre du parti communiste, mais il est juif.

*****

Une dispute entre deux juifs :

-       Je te dis que le blanc, c’est une couleur !

-       Et moi, je te dis que non, le blanc, c’est du blanc et c’est tout.

-       Et le noir aussi, c’est une couleur !

-       Non, ce n’est pas une couleur non plus, c’est du noir et c’est tout.

Ils vont chez le rabbin pour qu’il les départage :

-       Rebbe, le blanc, c’est bien une couleur ?

-       Oui, c’est une couleur.

-       Et le noir, c’est bien une couleur aussi ?

-       Oui, c’est une couleur.

-       Alors, tu vois bien, tout est correct, je t’ai bien vendu un téléviseur couleur !

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-       Docteur, je voudrais vous exprimer ma profonde reconnaissance !

-       Comme patient ou comme héritier ?

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-       Docteur, je vous en supplie, j’ai besoin d’une castration, c’est urgent !

-       Mais vous n’y pensez pas, pourquoi voulez-vous vous faire castrer ?

-       Il n’y a pas à discuter, c’est pour moi une question essentielle !

Après l’opération, le chirurgien demande :

-       Tout de même, pour quelle raison aviez-vous besoin d’une telle opération ?

-       Vous comprenez, Docteur, je vais épouser une Juive et chez eux c’est une tradition.

-       Mais alors, c’est d’une circoncision que vous aviez besoin !

-       Et j’ai dit quoi… ?

*****

-       Docteur, aidez-moi ! Faites en sorte que je puisse avoir des enfants ! Vous comprenez, mon grand-père n’a pas pu en avoir et mon père non plus…

-       Comment ça ? Et vous venez d’où, vous ?

-       Moi… ? De Kichinev !

*****

-       Docteur, j’ai maintenant soixante-dix ans et je cours encore après les filles !

-       Mais c’est merveilleux !

-       Oui, mais je ne me souviens plus pourquoi !

*****

Deux juifs, l’un condamné à dix ans de prison et le second à quinze ans, sont conduits dans leur cellule. Celui qui doit purger une peine de quinze ans dit à l’autre : Chaïm, prends le lit près de la porte, c’est toi qui sors le premier.

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A Odessa, pendant la guerre civile. On frappe à la porte d’un appartement, une vieille juive ouvre la porte : sur le seuil, deux soldats de l’armée rouge.

-       Citoyenne, on va installer une mitrailleuse dans l’embrasure de ta fenêtre.

-       Vous pouvez même installer un canon ! Mais qu’est-ce que vont dire les gens ? J’ai chez moi une grande fille adulte et voilà que des hommes que nous ne connaissons pas du tout vont se mettre à tirer depuis notre fenêtre !

*****

Pendant la guerre civile, le jeune soldat Salomon écrit à sa famille : Bonjour, mes chers tous ! Je sers dans la cavalerie de Boudionny, envoyez-moi deux cents roubles pour que j’achète un cheval car ici tous les autres ont leur propre cheval.

Il reçoit la réponse suivante : mon cher Salomon, les deux cents roubles pour le cheval, on ne te les a pas envoyés parce qu’on n’a pas reçu ta lettre. Mais fais attention de ne pas te retrouver dans la marine parce qu’alors on serait obligé de t’acheter un croiseur. Je t’embrasse. Maman.

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Quelle est la différence entre un restaurant à Odessa et un restaurant à Londres ?

A Londres, on voit comment les gens mangent et on entend comment ils parlent. A Odessa, on entend comment ils mangent et on voit comment ils parlent.

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Dans un magasin :

-       Donnez-moi deux boîtes de sardines.

-       Espagnoles, portugaises ou marocaines ?

-       Quelle importance ? Je n’ai pas l’intention de leur faire la conversation !

*****


Dans un restaurant :

-       Garçon ! Le poulet que vous m’avez apporté a une patte plus courte que l’autre !

-       Et alors ? Vous avez commandé du poulet pour le manger ou pour danser avec lui ?

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Sur un marché à Odessa :

-       Il est frais, votre poisson ?

-       Bien sûr ! Pêché de ce matin !

-       Pourquoi il a les yeux fermés alors ?

-       Parce qu’il dort.

-       Il dort… ? Et d’où vient qu’il pue comme ça ?

-       Ecoutez, madame, quand vous dormez, est-ce que vous arrivez toujours à vous contrôler ?

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-       Abraham, vous savez que j’ai maintenant le téléphone ?

-       Non, je l’ignorais.

-       Comment cela ? Vous ne lisez donc pas l’annuaire ?

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Dans un train, un juif assis à côté d’un étranger lui demande:

-       Où allez-vous, si ce n’est pas un secret ?

-       A Baden-Baden. Et vous ?

-       A Gomel-Gomel.

*****

Un vieux juif raconte :

-       Je suis dans le train, voilà qu’arrive le contrôleur et il me regarde comme si je n’avais pas de billet.

-       Et qu’est-ce que vous avez fait ?

-       Je l’ai regardé comme si j’en avais un.

*****

Un compartiment de train la nuit. Soudain un bruit très fort se fait entendre et réveille les passagers.

-       Mais qu’est-ce qui est tombé ?

-       C’est mon manteau qui est tombé.

-       Mais pourquoi ça a fait un tel bruit ?

-       J’étais dedans.

*****

Un train s’arrête en gare. Un passager demande au responsable du wagon :

-       Où sommes-nous ?

-       A Odessa.

-       Et pourquoi on reste si longtemps à l’arrêt ?

-       On change la locomotive.

-       Contre quoi ?

-       Comment ça, contre quoi ? Contre une autre locomotive !

-    Une locomotive contre une locomotive ? Alors on n’est pas à Odessa…

*****

 

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